Les copropriété

Elles sont vieillissantes (construites à partir de 1972, hors normes d’isolation), coûteuses en entretien (chauffage, isolation), style d’immeubles désuet (couleurs, matériaux, formes, absence de liens entre les blocs). Les difficultés : la méconnaissance des acteurs, des possibilités de mutualisations, des financements. Ambition : atteindre une dynamique vertueuse (nouvelles constructions, traitement des facteurs qui vont à l’encontre des respects écologiques et des freins économiques). A-t-on un affichage du programme de rénovation et sa chronologie ? Enjeux et objectifs de la rénovation urbaine (et sociale) ? Saisir l’opportunité d’une rénovation urbaine pour faire de ce quartier une vitrine d’intelligence collective, d’expérimentation, de démocratie participative, de complémentarité politique et citoyenne ? Guichet unique pour informer – conseiller – accompagner (plus-values, échéances, normes …) ? Information et formation des habitants ?


Une convention pour rénover le parc privé

Elle porte sur le financement de la rénovation énergétique de six copropriétés privées et a été signée hier, à Rennes métropole.

PTZ, BBC, Anah, DPE, investissement d’avenir, plan climat énergie… La liste des acronymes et des dénominations de projets dédiés à la rénovation énergétique laisse bien des propriétaires dubitatifs. Avec la signature, hier, de la convention entre la Métropole et la Caisse des dépôts, dans le cadre du programme Ville de demain, c’est par l’exemple que la dynamique s’enclenche. « Au total, ce sont 5,2 millions de subventions qui sont versés pour la rénovation de six copropriétés, soit 645 appartements », explique Loïc Rolland, directeur régional de la Caisse des dépôts, qui rappelle que les travaux à effectuer sont fléchés. « Il s’agit, par exemple, de changement de fenêtres, de pose de volets ou d’isolation par l’extérieur. » L’intérêt semble immédiat puisqu’il permet de faire des économies d’énergie. Mais pas seulement. « On n’y pense pas, mais c’est aussi un investissement sur l’avenir, car les biens immobiliers prennent de la valeur après la rénovation », insiste Loïc Rolland. Reste que réunir la majorité des copropriétaires autour d’un chantier coûteux relève du défi. C’est un peu ce qu’a vécu Catherine Blanc, présidente du conseil syndical de la copropriété Belle-Ile – Bréhat, située à Villejean : « Dès 2010, nous avons fait un prédiagnostic énergétique. On a bien vu qu’il y avait des déperditions de chaleur au niveau des menuiseries et des joints d’étanchéité. »

« Des travaux, pas des rustines »

Avec le bilan sur la table, d’assemblée en assemblée, le projet a mûri et trouvé une majorité. « Il a surtout fallu faire comprendre que des travaux d’ensemble étaient nécessaires, et pas des rustines tous les quatre ans. » La copropriété a bénéficié de la plateforme Écotravo de la Métropole, qui permet de mettre en contact les propriétaires privés et les professionnels pour monter un dossier et devenir crédible aux yeux des banquiers. En attendant, rue de Franche-Comté et rue de Lorraine, au sein de la résidence Belle-Ile – Bréhat, les échafaudages son déjà en place pour dixhuit mois de travaux.

Alexandre STEPHANT.