Projet Urbain

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Rénovation du Blosne : pas sans les coopérateurs

Ils avaient participé à l’élaboration du projet de rénovation du Blosne, comme « ambassadeurs ». Ceux qui s’appellent désormais des « coopérateurs » veulent être associés à sa réalisation.

« Pas sans nous. » C’est le nom d’un collectif national mobilisé pour les projets de développement urbain. C’est aussi le cri du cœur d’un groupe de riverains du Blosne (une cinquantaine), regroupés au sein d’un groupe qui s’appelle les « coopérateurs », d’ailleurs reliés au collectif national.« Pas sans nous », pour la réalisation de l’imposant projet de rénovation du Blosne, notamment à l’est du quartier, présenté récemment (Ouest-France du 27 janvier). Les coopérateurs sont d’autant plus mobilisés qu’ils avaient participé, comme ambassadeurs bénévoles, à la concertation développée pour l’élaboration du projet.

Plus de nouvelles

Mais, depuis deux ans, ces anciens ambassadeurs sont inquiets de ne plus avoir de nouvelles, alors qu’ils ont vu les travaux démarrer sans eux. Un comble pour ces personnes qui, sur le fond, sont plutôt favorables à la rénovation. Qui ne sont pas des irresponsables, mais plutôt des personnes désireuses d’apporter leur pierre à l’édifice de la cité. Des citoyens qui font de la« fabrication citoyenne » sans en revendiquer le terme, qui pratiquent du contre-pouvoir à l’ancienne : vigilance et, si besoin, contre-proposition… Bref, estimant être confrontés à un mur de silence, ces coopérateurs ont décidé de passer à l’action. Le 4 juillet dernier, Claude Schopp, l’un de leurs porte-paroles, avait pris la parole à l’issue d’une visite officielle dans le Blosne, en présence de la maire et du préfet. Il avait demandé l’aménagement d’un espace de concertation, baptisé maison du projet, au cœur du chantier de rénovation. Depuis, selon les coopérateurs, plus de nouvelles.

Au printemps 2017

Alors, le groupe a décidé d’écrire au préfet, le 12 janvier, pour déplorer l’absence d’ouverture de ce lieu d’information et de suivi des projets, pourtant prévu par la loi de programmation pour la ville et la cohésion sociale du 21 février 2014 :« Chaque projet de renouvellement urbain prévoit la mise en place d’une maison du projet permettant la coconstruction du projet dans ce cadre. » Contacté mercredi, Éric Berroche, adjoint délégué aux quartiers Blosne-Bréquigny, a assuré qu’une« maison du projet serait ouverte, place de Zagreb, au printemps 2017 » et qu’en attendant« des mesures transitoires de concertation seront prises » . L’élu nous a également déclaré que tous les commerçants des centres Torigné, Landrel et Sainte-Elisabeth seraient consultés individuellement pour l’avenir du commerce dans le Blosne-Est. Ils sont désormais intégrés dans la zone d’aménagement concerté (Zac). Mercredi soir, lors d’une réunion avec les acteurs du quartier qui a duré trois heures, au pôle social du Blosne, Éric Berroche a renouvelé cette proposition de maison de projet et annoncé une commission« projet urbain » au sein du conseil de quartier. Un peu rassurés, les coopérateurs vont continuer à veiller au grain.« Les déclarations, c’est bien, mais les actes, c’est encore mieux », souligne André Sauvage. Éric Berroche, qui déclare préférer« l’impatience et l’exigence à l’allégeance et l’indifférence » , ne devrait pas être déçu… si rien ne bouge.

Éric CHOPIN.

Contact
des « coopérateurs » : leblosneavenir@gmail.com ; comité de quartier, 1, square de Nimègue, 35 200 Rennes.
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Plans du Quadri, le futur bâtiment d’Economie Sociale et Solidaire (ESS)

 

Une réunion aura lieu le jeudi 15 octobre 2015 à 18h00 au Pôle Associatif de Nimègue afin de définir le type de restauration souhaité au sein de ce bâtiment.