Que faisons-nous


Que faisons-nous ? Ce que nous ne ferons pas !

  • Habitants du Blosne, les coopérateurs jouent collectivement un rôle d’interface entre d’un côté les acteurs de proximité, bénévoles et professionnels et de l’autre les puissances publiques dans l’esprit d’être des «hauts parleurs» du quartier afin d’être écoutés aux échelons de la pyramide des décideurs.

C’est à ce titre que nous exploitons nos relations et connaissances de ceux qui sont en responsabilité, pour peser sur les changements du quartier afin qu’il ne soit plus stigmatisé ni un dortoir, mais un lieu où le bien vivre ensemble soit ouvert pour nos enfants et petits enfants.

«Les uns ont, ce me semble, beaucoup d’instruments et peu d’idées ; les autres ont beaucoup d’idées et peu d’instruments. L’intérêt du quartier demanderait que ceux qui réfléchissent daignent enfin s’associer à ceux qui remuent… » Citation adaptée de Denis Diderot, encyclopédiste.

  • Nous ne sommes ni un service de proximité ni un groupement qui enregistre les doléances.

Nous ne nous substituons pas aux associations, aux collectifs de proximité (ex. »vivre au Landrel) qui sont à l’écoute de ces préoccupations qu’il faut prendre en compte pour y apporter des éléments de réponses.

Nous ne nous substituons pas aux professionnels de la formation mais sur les questions de l’urbanisme, de l’histoire du quartier, des modes de concertation sur les questions du cadre de vie, les coopérateurs peuvent mettre à disposition des moyens, voire des personnes, trouver des relais pour répondre à des demandes.

Nous ne portons pas des dossiers pour développer de l’expertise bénévole qui enlèverait aux professionnels des marchés, comme nous ne nous substituons pas aux acteurs de l’animation, du développement culturel ou artistique qui ont des missions très précises sur le quartier et qui évoluent, innovent dans leur façon de prendre en compte les préoccupations émergentes sur notre quartier.

 

Nos ressources

  • Les informations sur les projets qui vont venir modifier, parfois percuter notre vie quotidienne sur le Blosne. Le premier outil c’est ce site que nous avons mis en place.
  • L’expertise sur les dossiers concernant notre cadre de vie. Celle-ci permet aux coopérateurs de porter un regard soutenu d’abord par des compétences d’habitants du quartier résumées dans l’expertise d’usage (aussi appelée « maîtrise d’usage), et aussi par des pratiques de professionnels de l’urbanisme, de l’animation sociale et culturelle, du financement.
  • Les négociations ; les coopérateurs s’emparent de dossiers pour asseoir leur crédibilité sur une certaine maîtrise de ceux-ci, afin de se constituer «interlocuteurs écoutés» des puissances publiques qui décident, pour qu’elles prennent en compte la vie des habitants du quartier. A ce titre, les coopérateurs construisent des passerelles pour faire vivre le dialogue démocratique.

 

Nos domaines d’intervention

  • La maison du projet : Elle doit être plus grande que l’espace restreint de l’Atelier Urbain pour qu’elle devienne un lieu vivant, dynamique, un lieu d’expositions, de rencontres, de recueil des paroles des gens du quartier, d’accueil des publics et maintenir vivante la maîtrise d’usage dans la période opérationnelle. La présence de professionnels reconnus dans cette maison est nécessaire pour faire du lien et des relais entre les maîtrises d’ouvrage publique et privées, les maîtrises d’œuvre : services techniques, architectes, urbanistes et paysagistes. Où sera située la Maison du Projet ? Son fonctionnement, animé par qui, avec qui ?
  • Le conservatoire : Nous attendons des réponses précises : est il revu à la baisse et pour quelle(s) raison(s) ? Comment et sur quelles bases Les pourparlers avec la direction du conservatoire sont engagés ? Si ce conservatoire doit être scindé en deux comme le bruit court, quels sont les cours qui vont venir s’implanter au Blosne (musique classique ou hip hop) et quels sont ceux qui vont rester en centre ville ? Qui va décider effectivement de cette répartition des cours ? Le directeur du conservatoire ou les élus ? La dotation de l’ANRU va-t-elle faire revenir ce projet à sa dimension initiale ?
  • Le parc en réseau : Le projet urbain global inclut une réflexion sur le «parc en réseau». Il s’agit d’un projet de requalification paysagère dans le quartier du Blosne : «valoriser, relier les espaces verts et en améliorer les usages par les personnes de tous âges.» Les équipements de sport, très présents au sein du quartier, générèrent une fréquentation importante des espaces verts. Les habitants ont largement suggéré dans le cadre d’ateliers, de visites… à le réactualiser. Ou en est ce projet ? Est-ce que l’étude menée par le cabinet Désormeaux en concertation avec les habitants/ambassadeurs (ateliers) est toujours valable, d’actualité ?
  • La vie associative : Elle est riche de 70 unités diverses. La municipalité a initié deux pôles associatifs et un City Stade. Mais on peut regretter que le tissu associatif ne se retrouve que rarement pour mieux appréhender les besoins et les demandes, proposer des rassemblements, des actions communes. Nous sommes plutôt dans la culture de l’entre soi. Qui peut dynamiser tout cela ? Comment ? Avec qui ? Rôle de la ville au-delà du subventionnement ? Un aspect tout à fait matériel en termes d’équipement, le Blosne ne dispose pas de salle permanente permettant d’accueillir 150 ou 200 personnes à un prix accessible.
  • Le secteur économique – BTP : Dans le quartier 117 entreprises y ont leurs sièges, 194 emplois sans compter les salariés d’entreprises qui ont leur siège au Hil. Elles n’ont aucun lieu d’accueil de leurs camions-camionnettes qui stationnent sur la rue (surveillance nuit, week end), encombrements de stationnements. A proximité les unes des autres, elles ne bénéficient d’aucune économie d’échelle et d’organisation support. Questions : que fait-on des propositions spatiales faites : l’atelier, un centre des artisans au Blosne, des réflexions sur une plate forme de services communs ? Un groupement d’entrepreneurs à proximité a proposé d’être partenaire collectif pour la promotion, la production, l’exploitation d’équipements sur le Blosne, quel suivi en a été fait ? Quelles places, dès lors que les principes des marchés publics sont respectés, ces entreprises trouveront dans la réhabilitation du quartier ? Comment cela viendra t il en soutien à l’emploi de nos jeunes ?
  • Les centres commerciaux : Il faut:
    1- Passer d’une organisation commerciale typique des zup anciennes à quelle autre configuration ? Le long d’un boulevard ? Passer par une charte d’aménagement évitant le n’importe quoi ? La rue de Roumanie est un axe fort avec son cheminement métro-hôpital, et rêvée comme rue Internationale par les habitants.
    2- Mettre en situation de promotion les petits commerçants en les associant à la programmation ;
    3- Veiller à la complémentarité de l’offre entre «grands groupes» et petites structures notamment celles proposant une spécificité, bio, ethnique ;
    4- Comment assurer la cohérence entre les 2 polarités commerciales principales (Italie, Zagreb) et les autres lieux commerciaux ?
  • Les copropriétés : Elles sont vieillissantes (construites à partir de 1972, hors normes d’isolation), coûteuses en entretien (chauffage, isolation), style d’immeubles désuet (couleurs, matériaux, formes, absence de liens entre les blocs). Les difficultés : la méconnaissance des acteurs, des possibilités de mutualisations, des financements. Ambition : atteindre une dynamique vertueuse (nouvelles constructions, traitement des facteurs qui vont à l’encontre des respects écologiques et des freins économiques). A-t-on un affichage du programme de rénovation et sa chronologie ? Enjeux et objectifs de la rénovation urbaine (et sociale) ? Saisir l’opportunité d’une rénovation urbaine pour faire de ce quartier une vitrine d’intelligence collective, d’expérimentation, de démocratie participative, de complémentarité politique et citoyenne ? Guichet unique pour informer – conseiller – accompagner (plus-values, échéances, normes …) ? Information et formation des habitants ?
  • Les écoles : Six écoles : les ateliers périscolaires sont appréciés par les enfants, mais ne favorisent pas la mixité. Les classes orchestre et danse (la 1ère il y a 6 ans à Volga) sont plébiscitées par les enfants et leurs parents, il serait judicieux d’y associer le futur Conservatoire et, en attendant, pourquoi pas l’école Arpège bien implantée à Savary ? Créer un centre d’initiation artistique et culturel pour que la mixité ne soit pas un rêve.